lundi 26 mars 2018

Aujourd'hui j'ai vu... Tom Cruise réparer un TGV à 380 km/h


Hier, annonce du chef de bord dans le TGV : "mesdames, messieurs, notre train est ralenti en raison d'une panne. Le conducteur tente de réparer. Je vous tiens informés." Ma première réaction a été de me dire qu'il avait encore le droit d'utiliser l'expression "mesdames, messieurs" sans risquer d'offenser les personnes-trans. Cela ne saurait durer lorsque l'on a en tête le débat à l'étranger sur ce sujet. Ma seconde réaction a été de me tourner vers mes deux garçons en leur disant d'être bien attentifs car ils allaient certainement voir passer devant la vitre, à l'extérieur, le fameux conducteur, une télécommande entre les dents, une hache à la main et une clé à molette à la ceinture, en sueur et tentant, alors que le train était lancé à au moins 380 km/h, de débloquer les roues d'une des voitures prête à se renverser. Quelle douche d'apprendre que la réparation devait certainement consister en un appel téléphonique du conducteur à un service support pour appuyer sur des boutons dans un ordre bien précis. La douche s'est avérée froide quand j'ai entendu, au final : "mesdames, messieurs, le conducteur est parvenu à solutionner la panne. Notre retard sera donc contenu à 40 minutes."
Au final, je crois être tombé dans un terrible piège : celui du grand complot des cheminots qui tentent par des moyens malhonnêtes de faire croire aux jeunes garçons que leur chauffeur de train, sous couvert d'une pseudo-polémique sur le genre humain, s'appelle Tom Cruise et que son statut est une des conditions à la bonne réparation des trains lancés à 380 km/h.

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