vendredi 5 août 2016

Aujourd'hui j'ai vu... une ôde à la robe légère

La lectrice ou le lecteur pourra difficilement réfuter les constats suivants :
  1. Nous sommes au 21ème siècle et le regard des femmes et des hommes sur leurs congénères a évolué. Il est fait maintenant, sauf esprit rétrograde, de tolérance, en particulier pour ce qui concerne les vêtements. Les goûts peuvent diverger d'un individu à l'autre, le rejet pour cause de vêtement différent n'a plus cours.
  2. Le réchauffement climatique guette. La planète doit s'attendre à des pics de chaleurs inconnus jusqu'alors avec des conséquences très importantes sur nos modes de vie, notamment sur les habitudes d'habillement.
  3. Nous traversons pendant l'été des périodes de grande chaleur, parfois oranges, parfois rouges, parfois avec des plans canicules et parfois même avec la création d'agence tentant de réparer des morts par milliers de déshydratation.
  4. Certains vêtements, simples résultantes de contraintes sociales comme il en existe tant, sont parfaitement inadaptés pour les périodes de forte température. Le costume ou le tailleur, foncé de préférence et avec une chemise ou un chemisier à manches longues, en sont l’archétype. Soi-disant indispensables pour le travail, dits très utiles pour la représentation, supposés "classe" pour l'image, ils ne sont qu'apparat.
  5. Les chaussettes et les chaussures fermées sont proches de l'ineptie lors de ces temps de fournaise. Il est pourtant extrêmement rare de croiser un costume qui n'est pas accompagné de sa paire de chaussettes et de chaussures. Nécessaires pour le chiffre d'affaire des producteurs de produits para-pharmaceutiques en tout genre, chaussettes et chaussures sont pourtant bien incompétentes pour produire du frais et de l'aération. 
Tous ces éléments combinés convergent en une seule direction : la robe légère pour les hommes. Je la vois par exemple en soie, assez courte sans être choquante, dans les tons blancs, noirs et gris et légèrement ouverte sur le haut du dos. Les plus malicieux pourraient même imaginer agrémenter leur tenue de quelques fleurs du même ton sur les bretelles des épaules. Afin de ne pas choquer, les chaussures pourraient être remplacées par d'élégantes sandales ouvertes avec une bande en cuir et une lanière qui remonte en plusieurs tours autour des chevilles, comparables à la mode romaine du début de notre ère. Je ne sais pas si la beauté souvent fade des hommes en serait rehaussée. La vision du mollet d'un chef de gare en partie prisonnier d'une blanche soquète me semble quand même être un argument de poids. Cette avancée sociétale de la robe légère serait au moins de nature à pouvoir profiter pleinement des bienfaits des courants d'air. Ceux qui viennent caresser les joues sont si doux. 

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