lundi 14 décembre 2015

Aujourd'hui j'ai vu... la beauté de la vérité

Ceux qui me liront ne me croiront pas, je le sais d’avance. Peu importe, seule la beauté de la vérité retranscrite dans ces quelques phrases compte.
 
J’étais tranquillement assis à mon bureau situé au quatrième étage d’un immeuble parisien. Ma voisine avait un ‘inarétable’ hoquet et je me retenais de rire. La journée était plutôt calme et nous avons tous les deux étaient très surpris pas le vacarme qui émanait de la cage d’escaliers. J’ai d’abord cru à des travaux du fait de coups répétés contre le sol. Quelqu’un a crié et j’ai clairement entendu un hennissement. Nous sommes sortis du bureau et là, surprise, il y avait un cheval et son cavalier. J’ai tout de suite noté qu’il n’avait ni selle, ni bride. C’était un véritable étalon (le cheval, pas le cavalier) et, étonnamment, je me suis demandé comment il était parvenu à entrer dans l’ascenseur puis à en sortir, nécessairement en reculant. Mis à part ses bottes, très classiques voire assez ‘classes’, le cavalier avait un accoutrement très étrange : en haut, il portait un gilet et une veste, parfait début de costume trois pièces très anglais. En bas, il portait un pantalon moulant de cavalier, probablement très confortable mais peu conseillé avec ce look ‘so british’. Il a ôté sa bombe en criant qu’il cherchait justement « sa » bombe. Il est rapidement passé devant quelques bureaux en se penchant à chaque fois à l’intérieur, toujours en selle, et a aperçu celle qui était visiblement sa bien bien-aimée. Il lui a passé la main dans les cheveux et j’ai cru un instant qu’il allait la saisir et la trainer ainsi. Mauvais acteur probablement ou par crainte d’une guerre comme après l’enlèvement des sabines, il y a renoncé et a évoqué une brève et lointaine menace en la priant de le suivre sans résistance. Il l’a aidée à monter en croupe, sans geste déplacé, et s’est inquiété de sa confortable position. Ils sont partis d'un trot assuré et bruyant. Le son des sabots de la monture sur le sol a découragé toutes velléités de porter secours à la malheureuse y compris chez les plus enclins à attraper la fièvre de la confrontation.
 
J’ai aujourd’hui lu dans le journal que cette pauvre femme avait été rendue au corps social après 15 jours et 14 nuits sans sommeil. Je m’apprête de mon côté à créer une société de lutte contre le hoquet par organisation d’évènements atypiques. Si la famille des équidés y aura toute sa place, le poney y sera privilégié pour les marche-arrière en ascenseur.

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