lundi 15 septembre 2014

Aujourd'hui, j'ai vu un pêché

Aujourd'hui j'ai vu un confessionnal

Je viens devant vous comme on vient à confesse car j'ai un aveu à vous faire. Comme vous le savez peut-être, je suis un fervent défenseur des librairies indépendantes. Celles dans lesquelles les libraires lisent les livres ; celles où on discute avec un autre client devant le rayon poésie ; celles où on découvre des livres avec des titres improbables ; celles, aussi, où on achète les livres au même prix que dans les grandes enseignes.
Malgré cela, j'ai pêché et je me suis rendu dans une grande enseigne il y a quelques jours pour acheter des livres. Je ne sais pas ce qui s'est passé, j'avais vraiment le moral dans les chaussettes.
Pire, pendant que je faisais la queue (à la caisse prioritaire grâce à ma carte de client privilégié, je vous rassure), j'ai complètement craqué et me suis laissé tenté par un livre en tête de gondole ! Le dieu marketing a choisi un livre pour moi ; quel scandale ! (en l'espèce le dernier Emmanuel Carrère, "Le royaume").
Et, le pire du pire, c'est que devant le choix de livres proposés, notamment un nombre incalculable de classiques (même s'il manquait Jacques le fataliste de Diderot), je crains avoir pris un certain plaisir à déambuler dans ces rayons complètement fades.

Pour ma repentance, je réciterai trois "Je vous salue Malibrairie". De toute façon, cette repentance a débuté avec le fameux "Royaume" de Carrère (gros pavé difficile à porter dans le lit, comme si on lisait un boulet). Par contre, je ne pourrai pas vous livrer mon 'dernier jugement' sur ce livre que j'ai lâchement abandonné. L'écriture est parfaite, le style est soutenu et très moderne. Mais je ne suis pas parvenu à 'rentrer' dans le trip. Je n'arrive pas avaler son histoire sur la façon dont il "rentre" dans la religion. 50 pages étaient un maximum.

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