dimanche 7 septembre 2014

Aujourd'hui, j'ai vu "La grande course de Flanagan"

Aujourd'hui, j'ai vu une course en pleine crise


En littérature comme en amour, il faut savoir se renouveler ! C'est facile à dire et, j'avoue, ça sent le retournement de veste ! Et bien oui, je retourne ma veste en clamant : "je voudrais être chroniqueur sportif !". Je sais, je passe mon temps à railler ces fadas qui courent après un ballon rond ou ces brutes qui s'arrachent un ballon ovales sans aucun fair-play contrairement à la légende. Je ne peux pas concevoir que de telles sommes d'argent soient associées à un homme qui change d'employeur. Je ne parviens à intégrer qu'un journal quotidien soit entièrement consacré au sport. Malgré cela, je loue l'ancien athlète et coach olympique Tom McNab qui s'est mué en romancier sportif.


Mon retournement de veste a commencé il y a plusieurs années. En vacances chez belle-maman, je m'ennuyais ferme un dimanche. Votre serviteur étant né sous Pompidou, je n'avais pas encore entendu parlé de l'existence des tablettes magiques permettant de disposer d'un livre en trois clics. Proposition donc de mon hôte en cherchant dans sa bibliothèque : "Saison Noire" de Pat Conroy, l'histoire d'un jeune pensionnaire de l'école militaire qui enchaine les défaites au basket mais cumule les prix littéraires. Miracle, le dimanche s'est ensoleillé.


Quelques années plus tard encore, devenu parisien, j'ai dévoré "Autobiographie de l'auteur en coureur de fond" de Haruki Murakami. Le côté auteur japonais très chic me permettait de dissimuler mon engouement pour cette méditation de sportif.


Et, depuis cette semaine, il y a "La grande course de Flanagan" de Tom McNab. Mélange de saga américaine à la John Irving et de fresque à la Ken Follet autour d'une grande course à pied de 5.063 kilomètres à travers l'Amérique en pleine crise économique de 1929. On y trouve un peu d'amour, même si après 80 kilomètres par jour  les protagonistes n'ont pas le cœur à la bagatelle, de l'amitié et de la réussite, pour quelques uns (pour la référence à Irving, soyez prudents, mes lectures commencent dater ; pour celles de Follet aussi d'ailleurs !).


Et puis, il y a aussi cette vérité sortie de la bouche du médecin de la course : "... Rappelez-vous, messieurs, que le corps humain est avant tout fait pour courir. Il est conçu pour cela, pas pour rester assis derrière le volant d'une Buick ni pour fumer des paquets de cigarettes. Ces hommes sont un exemple de ce que nous pouvons être au mieux de nous-mêmes."

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