jeudi 30 janvier 2014

Aujourd'hui, j'ai vu... un verre à moitié plein

Aujourd'hui, dans le train de banlieue, j'ai vu le verre à moitié plein de deux zozos.

En rentrant du travail, j'ai pris ma casquette d'usager des transports en commun. Il m'a donc fallu également chaussé mon masque de bougon. N'avez-vous jamais remarqué que, dans n'importe quel train de banlieue à l'heure du dîner, vers 20h-21h, il y a toujours les deux mêmes zozos dans votre wagon (il faut se méfier du correcteur automatique d'orthographe qui corrige zozo en zizi ; sans relecture, cela peut nuire à la compréhension du raisonnement qui suit) ?

Il y en a toujours un premier qui hurle au téléphone, parfois en faisant les cent pas, et toujours avec le même ridicule de celui qui a regardé trop souvent Mickael Douglas dans Waal Street téléphonant dans son bureau perché en haut d'une tour. Et puis, il y a aussi celui qui mange son MacDo ; ça embaume le steak aux oignons dans toute la rame. 

Sauf que ce soir, cerise sur le gâteau, et malgré un wagon qui n'était pas plein comme un œuf, j'ai eu l'immense privilège d'avoir les deux zozos (j'ai relu pour éviter les i) à proximité immédiate de ma place.

Heureusement, je surfe encore sur l'humanité qui se dégage du livre de Baptiste Beaulieu sur les urgences et je suis encore au début des Misérables d'Hugo avec, notamment, la description de Fantine. Notons au passage qu'elle fait, malgré tout, sérieusement penser à une sacrée bombe. Je cite Victor Hugo : "Ses lèvres roses babillaient avec enchantement... Les coins de sa bouche voluptueusement relevés avaient l'air d'encourager l'audace... Le cazenou de la blonde Fantine, avec ses transparences, ses indiscrétions et ses réticences, cachant et montrant à la fois, semblait une trouvaille provocante de la décence...". Je vous laisse juge mais je crois apercevoir que vos illusions sur l'auteur de Notre-Dame-de-Paris viennent de partir en fumée. Et oui, Fantine était blonde. Je précise qu'un cazenou est une sorte de spencer en mousseline. 

Je reviens à mes moutons et à mon capital-punch puisé dans mes lectures du moment. Décidé à ne voir chez autrui et donc chez mes deux zozos favoris que le verre à moitié plein, je ne retiens de cette cohabitation wagonesque forcée que deux choses :
- la première, c'est que mon hurleur professionnel a réussi en seulement quatre appels à recaser son stock d'ordinateurs. Pour ceux que ça intéresse, et je n'invente rien, des PC et des Mac à 80 € ; par contre "non, c'est pas des portables, c'est des ordi pour le bureau".
- la seconde c'est que mon obèse-voisin a épargné mon  olfaction et n'a pris chez Ronald que des MacFlurry. Conclusion, s'il a les calories, je n'ai pas les odeurs. Ma concentration sur le décolleté de Fantine a quand même été légèrement titillée par cette vision d'horreur d'un dîner fait d'un demi-litre d'Orangina et de 3 MacFlurry. 

2 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  2. continue à nous faire partager ce que tu as vu j'adoooore

    RépondreSupprimer