dimanche 19 mai 2019

Aujourd'hui, j'ai vu... un avertissement

Ci-dessous, le courrier que j'ai transmis au Maire de ma commune :

Monsieur le Maire,

J’ai reçu un « avertissement » de la ville avec, en annexe, l’arrêté municipal n° XXXX / XXXX signé de Madame le maire adjoint (cf. : pièce jointe). Je ne vous cache pas que recevoir un « avertissement » à plus de 45 ans à cause de branches qui font « saillie » sur la voie publique ne me laisse pas de marbre. Spontanément, je pense à la chanson « la fessée » de Georges Brassens ou au morceau du même nom de la chanteuse Luce. Je vous les recommande vivement. L’évocation de ces deux chansons grâce au zèle des agents municipaux et à la politique environnement, propreté et qualité de vie de la ville de XXXX va me permettre de passer à des jeux plus sérieux pour oublier le temps perdu par les agents de la ville à s’émerveiller et avertir devant les trois feuilles de mon arbre qui embellissent la voie publique et décorent le devant de mon habitation. Accessoirement, cette verdure, sorte de cache-s… de ma demeure, me permet de pratiquer les occupations les plus personnelles dans mon salon sans risquer un avertissement de la direction de la bien-pensée publique de la ville.

Pour mémoire, nous sommes en 2019. Cet avertissement est ridicule :
- Il oublie les règles de savoir-vivre ensemble en m’infantilisant inutilement pour un détail sans conséquence.
- Il contredit les objectifs de verdissement et de besoins en espaces verts promus par ailleurs par la ville.
- Il met en évidence que la notion de saillie sur la voie publique est fort subjective et, en l’espèce, loin d’être évidente.
- Il me fait « fantasmer » sur les raisons qui motivent réellement cette démarche : peur des services de la ville de devoir ramasser les feuilles, besoin du « surveillant responsable de la propreté de mon quartier » (ça fleure bon le 19ème siècle) de se faire plaisir à me rappeler l’inutilité des règles municipales (« cet élagage aura lieu suivant un plan vertical mené par le parement extérieur des clôtures et sur toute la hauteur des plantations »), envie de doper l’économie des entreprises d’horticulture…

Je vous confirme donc que, comme depuis mon installation à XXXX en 2005, je vais continuer à élaguer cet arbre tous les deux ans et reste curieux de la sanction que votre agent voudra bien m’infliger...

Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, en l’expression de mes sincères, coquines et comiques salutations.

Aujourd'hui, j'ai vu... un nuage en forme de sirène

"Et là, c'est un nuage en forme de sirène ; comme mon maillot de bains". Cette petite fille dans le train est exceptionnelle à commenter à voix haute ses dessins. Par contre, l'homme devant moi dans le train qui enchaîne les mots-codés, les mots-cachés, les mots-machins et les mots-trucs dans un magazine spécialisé et ce, depuis notre départ d'A., ne m'inspire rien qui vaille. J'ai du mal à comprendre ce types de passe-temps que je trouve totalement inutiles ; même pour une sorte de gymnastique intellectuelle. J'ai envie de bouffer ses Prince (pour les plus jeunes, genre moins de 35 ans, c'est une sorte de choko-BN comme quand j'étais gosse) et je testerais volontiers son casque Sony qui a l'air très confortable par rapport au mien qui m'a coûté une blinde et qui me bousille les oreilles. Rien à faire pour son magazine de mots, je lui ferais bien bouffer. Surtout, mais je vais être un peu médisant en disant cela, que le présent mots-codés que j'aperçois est illustré avec une photo de l'autre crétin qui ressemble à Gandalf-mais-en-ridicule du jeu télévisé Fort Boyard. Et, surtout de chez surtout, le pire du pire, c'est que je viens de le pécho à mater les soluces en annexes du magazine ! Je le crois pas ! C'est minable ! Les soluces pour avancer dans Tomb Raider passe encore (balancer des grosses bastos en visant Kold Kin Kade dans la peau d'un petit cul bien moulé, on voudrait que ça ne s'arrête jamais) mais dans un mots-codés c'est inconcevable, voire inconvenant. C'est un peu comme s'abaisser à courir pour attraper un métro...

150 kilomètres plus tard...
Je le crois pas ! Existent aussi des "chansons-fléchées" ! Ce magazine recèle de surprises ! Les illustrations sont toutes à mon goût : Céline Dion, Jacques Dutronc, Adamo, Julien Doré. Pour le dernier, j'aurais besoin des soluces pour mettre un nom sur la photo mystère car je ne le reconnais pas.


150 nouveaux kilomètres plus tard...
Il y a jjg (Jean-Jacques Goldman pour les plus jeunes ; même s'il me faut bien avouer ne pas être en capacité de mesurer le niveau de popularité actuel de ce chanteur) en photo en bas de page ! Je l'avais raté celui-là.


Arrivée à P....
Je cours acheter des Prince.

dimanche 20 janvier 2019

Aujourd'hui, j'ai vu... un moment de grâce


Il y a, dans la vie, des moments difficiles à passer. Parfois de manière anecdotique, parfois de manière douloureuse. Par exemple lorsqu’un ami d’enfance à qui vous tenez vous dit qu’il n’a pas compris votre dernier post sur votre blog (je ne balancerais pas son nom sauf à dire que son nom commence par une consonne et finit par un autre consonne qui ressemble à la première mais en miroir). Ou lorsqu’un ami vous apprend qu’il existe maintenant des sites internet qui vous proposent des charades automatiquement alors que vous venez d’en faire une après un effort intellectuel majeur (oui, c’est le même ami que celui sus-évoqué et il ne s’appelle pas 69 car j’aurais dit miroir inversé et j’aurais dit chiffres et non consonnes). Il y a aussi des moments réellement difficiles ; je pense au fait de faire du scooter sur la neige. Ou, pire encore, une fin de mois difficile financièrement. Passons.

Et puis, il y a des moments de grâce. Comme celui qui m’a été donné de vivre… ou plutôt d’entendre. J’étais dans le métro, plongé dans le dernier Michel Houellebecq, après un passage un peu chargé en émotion (la mort des parents du narrateur). Je reprenais mes esprits alors que j’étais assis à côté d’un couple. Visiblement très amoureux, leur conversation était vive. Indiscrètement, j’ai tendu l’oreille. Et, juste avant leur départ, j’ai capté cette très belle et unique phrase : « je tiens plus à toi qu’à nous ». Voilà, c’est tout et c’est beau, très beau.